Vous êtes débordant de témérité, friand des poussées d’adrénaline ou vous avez simplement envie de réaliser un exploit, alors cap sur les courants marins pour une aventure en solitaire à bord de votre voilier. Au-delà de l’appétence pour le tour de force, vous pouvez être contraint du fait d’un concours de circonstances à naviguer seul par défaut d’accompagnateur. C’est une expérience unique à vivre que les novices se garderaient bien de tenter. Pour autant, cette aventure n’est pas la chasse gardée des navigateurs au profil achevé de baroudeur qui ont bourlingué sur tous les océans du monde. Une expérience appréciable, des talents affirmés de navigateur et une bonne préparation peuvent vous permettront d’envisager sereinement la virée en solitaire. Vous trouverez dans cet article quelques conseils pour vous aider à réaliser avec succès cette aventure en solo.

L’importance de bien de bien se préparer et de bien s’équiper

Il est important si vous tentez une aventure de cette nature de prévoir l’équipement adéquat et d’avoir une bonne préparation. Vous aurez besoin d’anticiper certaines activités comme les opérations de changement de voiles, la prise de ris etc. Préparez-vous également à mener seul les petits dépannages que vous serez amené à effectuer seul à bord. Ménagez-vous, rationalisez les efforts que vous fournissez le jour et la nuit. Privilégiez les cockpits de taille raisonnable qui vous permettent d’avoir à portée de main tous les équipements dont vous aurez besoin. Il est important d’éviter de trop se déplacer hors du cockpit (vers le pont par exemple) pour effectuer ses manœuvres. Disposez les éléments dont vous aurez besoin au niveau du cockpit tels que vos cartes, votre radio VHF, vos affaires personnelles et le nécessaire pour votre restauration. Prévoyez un tendeur afin de saisir la barre pendant une manœuvre.

Evitez autant qu’il est possible vos déplacements sur le pont non pas qu’il soit plus dangereux en solo qu’en équipage mais c’est surtout que si vous tomber en mer, vous n’aurez pas la possibilité de remonter à bord de votre bateau. Utilisez par exemple l’enrouleur de génois qui vous permet d’effectuer vos manœuvres depuis le cockpit. Pour orienter le grand-voile vers la bôme, vous pourrez recourir aux lazy jack et au lazy bag. Pour rendre plus aisées les manœuvres, vous pouvez utiliser le pilote automatique. Il y a deux catégories de pilotes : les pilotes inbord et les pilotes de barre franche. Le pilote inbord est assez robuste et sûr, il est généralement utilisé à bord des bateaux de 10m ou plus et pour de longues plaisances. Le pilote de barre franche en revanche fera l’affaire pour les petits bateaux de moins de 10m et pour des navigations en eaux intérieures et le long de la côte. Pour votre sécurité, ne négligez pas le gilet de sauvetage et le harnais.

Quelques conseils pour finir

L’une des principales difficultés que vous aurez à surmonter surtout pour des aventures de longue durée est la solitude et le stress. Voyez le bon côté des choses, en étant seul vous pourrez profiter de la nature avec plus de profondeur et d’intimité. Vous pourrez également apporter de la lecture qui pourra vous occuper au niveau du carré du bateau.
Il faudra également gérer le sommeil, en solitaire, vous n’aurez pas le luxe de pouvoir vous relayer à la barre avec d’autres membres de l’équipage. Il faudra assurer seul. Pensez à dormir par créneaux de 15 à 20 minutes, cela vous permettra d’avoir une veille en continu. Cela sera difficile au début mais au fil des jours votre organisme va s’adapter à ce rythme de sommeil.

Partagez cet article

Continuer à approfondir le sujet :

Choisir son bateau de plaisance

  • 9 Conseils avant d’acheter un voilier
  • Combien va coûter mon bateau de plaisance ?
  • Comment est fait un voilier ?
  • Location de bateau : comment ça se passe ?
  • Quelles sont les différentes sortes de voiliers ?
  • Vaut-il mieux acheter ou louer un bateau ?
  • dictum justo Phasellus elit. risus. libero. ut